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Groupe fnac : Alexandre Bompard est le favori pour diriger Carrefour

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Groupe fnac : Alexandre Bompard est le favori pour diriger Carrefour

 
GROUPE FNAC-Eric Bompard

(Tradingsat.com) – Alexandre Bompard a les faveurs des grands actionnaires du géant de la distribution. Mais quitter son poste en pleine fusion avec Darty est délicat.

Le PDG du groupe Fnac-Darty est le patron en vogue. Pressenti chez Orange, Vivendi, Engie, il pourrait finalement atterrir chez Carrefour. Le géant de la distribution a entamé fin 2016 un processus pour trouver un successeur à son PDG, Georges Plassat, dont le mandat se termine dans un an. Les noms des candidats potentiels se succèdent depuis quatre mois. Mais celui d’Alexandre Bompard semble, cette fois, faire consensus. “Il a vu tous les grands actionnaires de Carrefour, explique un de ses amis. Ils semblent tous assez d’accord”.

Délicat de quitter le navire un an après le rachat de Darty

Prudent, son entourage l’est aussi. “Le processus de sélection du futur PDG est confus”, explique un de ses amis. Car l’actuel PDG, Georges Plassat, milite pour un choix interne depuis de longs mois. “Son entourage dégomme la candidature de Bompard, explique une source proche du patron de Fnac Darty. Mais sa voix compte moins. Il est résigné”. La voie semble toute tracée. “En réalité, la décision lui appartient, s’il veut le poste il l’aura, assure un de ses amis.

Le problème est plutôt de partir de la Fnac en cours de rapprochement avec Darty”. Quitter le navire un an après le rachat de Darty ferait mauvais genre. Et ne serait pas du goût de François Pinault, le premier actionnaire de Fnac Darty (24,7%). “C’est délicat de partir maintenant, confirme un proche de la Fnac. Il y a encore des synergies à délivrer et François Pinault a été généreux avec Bompard”.

Problème de calendrier

Référence aux 740.000 stock-options qui lui ont été attribuées entre 2013 et 2015. Grace au triplement du cours de Bourse depuis 2013, il aura gagné un peu plus de 30 millions d’euros entre 2015 et 2017. Une somme qu’il a réinvestie dans des actions Fnac. Quant aux 130 millions d’euros de synergies, Alexandre Bompard a annoncé le mois dernier qu’elles seraient réalisées fin 2018, avec un an d’avance. À la fin de cette année, elles auront déjà atteint la moitié, voire un peu plus. “Les négociations commerciales avec les fournisseurs se sont bien passées” confirme-t-on à la Fnac.

Le départ d’Alexandre Bompard pose avant tout un problème de calendrier. L’année prochaine serait une échéance plus simple. D’ailleurs, le mandat de Georges Plassat chez Carrefour se termine en juin 2018. Mais une décision est attendue pour l’assemblée générale du 15 juin prochain afin d’amorcer un passage de témoin en douceur à la direction du groupe. Cette période de transition pourrait être écourtée. Reste à savoir ce que veut le PDG de Fnac-Darty. On lui prêtait plutôt des vues sur la direction d’Orange dont il vient de devenir administrateur.

Le mandat du PDG Stéphane Richard se termine, justement, en juin 2018. Mais selon deux de ses proches, son intérêt pour Carrefour ne fait aucun doute. “C’est un formidable défi industriel pour lui”, confie l’un. “Orange est un groupe difficile à bouger, et cogéré avec les syndicats dans un secteur réglementé, explique un autre. Il aurait plus de choses à changer chez Carrefour”. Notamment, la transformation digitale pour le e-commerce sera un pari qu’il a réussi à la Fnac.

Pas de séparation des fonctions de PDG

À moins qu’une option politique ne s’offre à lui. Ces dernières semaines enflait la rumeur de son entrée au gouvernement en cas de victoire d’Emmanuel Macron. Les deux hommes se connaissent bien et s’apprécient. Le patrimoine d’Alexandre Bompard risquerait pourtant d’être un frein à une telle nomination. Mais il est le patron que tout le monde s’arrache.

Mercredi, Carrefour a dévoilé les résolutions de son assemblée générale et souhaite relever de 70 à 75 ans la limite d’âge de son président. Une disposition qui permettrait à Philippe Houzé, premier actionnaire du groupe, de briguer le poste. Un scénario qui a couru pendant plusieurs mois et que l’intéressé a toujours démenti. “Si cette option tenait la route, Carrefour aurait demandé la dissociation des fonctions de président et de directeur général, ce qui n’est pas le cas, dément une nouvelle fois son entourage. On cherche un PDG!”

Par la rédaction de BFM Business

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